Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 13:42

 «Le discours sur l’éducation livré par le nouveau président lors de sa journée d’investiture (...) témoigne de ruptures profondes avec l’héritage de l’humanisme universaliste.»

 

Par François Cocq, secrétaire national à l’éducation du Parti de Gauche.

 

En matière d’éducation, force est de constater que la campagne présidentielle nous a laissés sur notre faim. Si les semaines écoulées ont permis de rejeter les politiques sarkozystes, la proposition de créer 60 000 postes dans l’Education nationale a dans le même temps exonéré François Hollande de présenter un projet éducatif global. Il subsiste donc des interrogations sur la nature profonde de la «refondation» qu’il entend engager pour l’école.    

Le discours sur l’éducation livré par le nouveau président lors de sa journée d’investiture a malgré tout précisé la pensée que nous avions vu se dessiner en creux dans ses discours. Certaines formules prononcées le 15 mai témoignent ainsi de ruptures profondes avec l’héritage de l’humanisme universaliste et rejoignent quelques jalons posés pendant sa campagne.

Ainsi, l’égalité des chances a été réaffirmée comme pierre angulaire du système éducatif. Loin du consensus des bien-pensants, il faut mesurer que l’égalité des chances fait reposer sur chaque enfant, sur chaque jeune, sur chaque famille, la responsabilité de l’échec ou de la réussite d’une scolarité. L’égalité des chances, non contente de nier la profondeur des inégalités sociales, instille le venin de l’individualisme et de la compétition. C’est cette idée même qui permet aux libéraux de prôner le chèque éducation ou l’augmentation des frais d’inscription à l’université. Elle appelle à sa suite la promotion de quelques-uns pour se donner bonne conscience et mieux s’exonérer de la réussite de toutes et tous. François Hollande proposait en ce sens, le 4 mars, que 5 % à 6 % des jeunes des quartiers dits «populaires» aient accès aux grandes écoles sans se soucier des 95 autres pourcents. Dès lors, le pas fut vite franchi par le nouveau président de la République, qui en a déduit, lors de son investiture, que l’école devait être celle du «mérite». Alors même que la société méritocratique a montré qu’elle était en bout de course, c’est elle qui serait à nouveau le levier de la démocratisation?

La deuxième césure est intimement liée à la première: qui apprend quoi à l’école? François Hollande, dans le prolongement de la loi d’orientation Fillon de 2005, estime qu’un socle commun minimaliste et utilitariste satisferait largement les ambitions d’une plèbe dévolue aux tâches d’exécution quand les programmes seraient réservés aux quelques autres afin d’assurer dans un marché du travail idéalisé les tâches de conception. Le nouveau ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, propose ainsi d’instituer un «conseil national du socle et des programmes» qui entérine la distinction entre les deux. La gauche ne saurait au contraire renier le fait que tous les enfants sont capables d’apprendre les mêmes choses pour peu qu’on en donne à l’école les moyens. Ce n’est pas une petite affaire. Celui ou celle qui renonce à la perfectibilité constante de l’être humain de fait change de camp!

Reste la question de la mise en œuvre. Celle-ci n’est pas que technique, bien au contraire, dès lors qu’elle engage l’égalité entre les élèves et entre les territoires et qu’elle remet en cause le cadre national. Celui-ci a beau avoir été réaffirmé le 15 mai, il semble difficilement conciliable avec l’«autonomie pédagogique» portée par le candidat. Celle-ci existe déjà et se nomme «liberté pédagogique». S’il faut en changer le nom, c’est que la surface qu’elle recouvre change aussi. C’est donc bien l’autonomie des établissements qui est visée. Cette dernière est en effet le complément indispensable à la volonté exprimée par François Hollande le 17 février devant la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) de passer par-dessus bord la carte scolaire en instituant un choix pour les familles entre plusieurs établissements. Mais qui a le choix au final? Ne sait-on pas que ce sont les établissements qui au final décident dans ces circonstances? La mixité sociale serait ainsi sacrifiée sur l’autel de la concurrence libre et non faussée qui s’appliquerait alors entre les établissements et au final entre les élèves.

Il n’est pas d’autel qui vaille à l’école de la République, pas d’arrangement avec les règles qui président à la vie commune qui puisse être accepté. Le refus annoncé par Vincent Peillon d’abroger la loi Carle qui permet le financement des écoles privées (à 95 % confessionnelles) par des fonds publics est une pierre jetée dans le jardin de la laïcité. Que diable: parce que l’école publique est l’école de tous, les fonds publics doivent aller à l’école publique!  

Ces quelques éléments, échappés d’un débat qui n’a jamais existé, structurent profondément la «refondation de l’école de la République».  Ils ont permis à François Hollande le 15 mai de faire de l’école tout à la fois un droit et un devoir. C’est une hérésie de les mettre sur le même plan. Les droits sont par nature universels. Ils sont l’héritage de la pensée des Lumières et les acquis des luttes du camp progressiste et de la classe ouvrière. Ils n’appellent aucune compensation, aucun devoir en échange car les devoirs sont eux rattachés à la personne. Le retour de la gauche au pouvoir ne saurait commencer par le renoncement ainsi exprimé de refonder une école qui soit celle de la réussite de toutes et tous.

 

(Tribune libre sur le site  Médiapart en date du 22 mai 2012)

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 12:24

  Le 6 mai 2012, nous avons atteint un premier objectif. Nous nous sommes mobilisés pour chasser Nicolas Sarkozy du pouvoir et élire François Hollande. Quel soulagement de tourner la page de 10 ans de gouvernements de droite.

La droite a imposé la casse des solidarités et des services publics, une politique de division, de violence et de tension insupportables. Ce fut la soumission totale aux lois de la finance, au libéralisme sans frein, aux critères européens dictés par le marché… Une aubaine pour le FN !

La période qui s’ouvre doit être radicalement différente. La situation de crise exige un changement. Le changement, pour nous, c’est vraiment !

Notre peuple et tous les peuples d’Europe n’ont pas à payer leur crise. Il faut à présent affronter les marchés pour imposer les besoins des peuples contre les intérêts des actionnaires.

Le Front de Gauche ne lâchera rien !

« L’humain d’abord ! » C’est à la fois notre engagement et notre programme. Pour nous, des mesures concrètes immédiatement applicables de solidarité par le partage des richesses sont indispensables : le SMIC à 1700€ d’ici à la fin du mandat, des retraites et des minimas sociaux. Plus largement et dans tous les domaines, emploi, pouvoir d’achat, éducation, logement, santé, écologie, démocratie, Europe, mondialisation… nous voulons faire prévaloir les intérêts du peuple sur ceux des banques et de la finance.

Pour cela, le 10 juin, il nous faut à la fois faire reculer l’extrême droite et battre la droite à l’Assemblée Nationale ! Il faut, dans le Val de Marne, nous séparer des 7 députés de droite qui ont soutenu la politique de Sarkozy.

Le député Bénisti a contribué à la rédaction d’un rapport sur la prévention et la délinquance, critiqué vivement de toutes parts. Il a par exemple osé envisager un dispositif « de repérage et de suivi des troubles du comportement de l’enfant dès la maternelle » et même mieux… dès la crèche !

Le député Carrez, rapporteur général des finances à l’Assemblée Nationale,  a saigné les finances publiques, les services publics et les collectivités territoriales. Il a inlassablement favorisé la fiscalité pour les plus riches.

Le député Gonzalès a défendu  le « bouclier fiscal » considérant que « les plus fortunés participent déjà fortement à la solidarité nationale ». Sa proposition de loi préconisant la délocalisation de l’aéroport d’Orly a rencontré un front du refus total.

Le député Plagnol a présenté le projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen dit de stabilité. On en voit les conséquences en France et en Europe. C’est un défenseur d’une Europe soumise à une logique libérale et aux marchés financiers au détriment des droits démocratiques et sociaux.

Quant à leurs collègues, les députés Beaudoin, Herbillon et Dell’Agnola, ils ont argumenté et voté toutes les lois Fillon/Sarkozy : réformes des retraites, de l’hôpital, du financement de la Sécurité sociale, de la taxe professionnelle, de la privatisation de la Poste, de l’électricité…Le député Dell’Agnola  ne s’est jamais caché d’être partisan du rétablissement de la peine de mort.

Tous ces députés mènent des politiques contraires à l’intérêt général et sont les adversaires du Front de Gauche. Il faut chasser la majorité de droite de l’Assemblée Nationale, et porter une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.

Mais pour rompre avec les politiques d’austérité, pour pouvoir se défendre face aux attaques des marchés, pour que la victoire de la gauche ne soit pas une simple alternance mais une réelle alternative face aux 5 ans de destruction sociale de Sarkozy, ce sont des députés Front de Gauche dont le Val de Marne et le pays tout entier ont besoin.

Il faut donc commencer par réélire Pierre Gosnat, député du Front de Gauche, dont l’action à l’assemblée et sur le terrain a démontré le rôle que peuvent jouer de véritables députés citoyens. Sa proposition de loi sur le logement a été un élément de construction de notre programme « l’humain d’abord ».

Il faut ensuite porter au moins un second député du Front de Gauche en Val de Marne à l’Assemblée nationale. Avec la candidature de Joseph Rossignol et de sa suppléante Sylvie Altman, dans la 3ème circonscription, deux élus locaux dont la détermination et l’efficacité ne sont plus à démontrer, nous avons les moyens d’y parvenir. Ce sera un atout supplémentaire pour le changement.

Au delà, pour battre la droite et l’extrême droite, pour changer vraiment à gauche, le nombre de députés Front de gauche au plan national et en Val-de-Marne sera déterminant.

Chacun le sait, la diversité à gauche constitue un atout et une garantie pour le vrai changement.

C’est pourquoi le Front de gauche présente des candidates et des candidats dans les 11 circonscriptions du Val-de-Marne.

Nous le faisons avec l’ambition de rassembler les électrices et les électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, mais aussi pour ceux qui auraient aimé voter pour lui et ont finalement choisi François Hollande dès le premier tour par crainte de voir Sarkozy arriver en tête ou Marine Le Pen au second tour. Nous leur disons « cette fois-ci, votez pour vos idées ! ».

Nous entendons également rassembler toutes celles et touts ceux qui apprécient les politiques territoriales de justice sociale et de projets portées par les élus locaux qui soutiennent le Front de gauche.

Le Front de gauche uni et renforcé par l’apport de militants associatifs, syndicaux et citoyens invite les électrices et les électeurs du Val-de-Marne à confirmer leur choix à gauche, une gauche de combat, de résistance face à la finance et au capitalisme, une gauche proche de leur quotidien et qui réponde à leurs ambitions pour eux-mêmes, le département et la France.

Le 20 mai 2012

Les organisations composant le Front de Gauche : Parti de Gauche (¨G), Parti Communiste Français (PCF), Gauche Unitaire (GU), République & Socialisme (R&S), Fédération Alternative, Sociale et Ecologique (FASE), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Convergence & Alternative (C&A)

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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 23:19

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DECLARATION du Parti de Gauche 94 

 

Nous saluons l’élection de François Hollande à la présidence de la République qui a fermé une période où la France a été abaissée et le peuple ignoré. Nous saluons cette nouvelle page qui s’ouvre empreinte d’espoir et où tout est possible …si les citoyens s’en mêlent.

 

Avec une forte participation, les résultats nationaux prouvent le rejet sans équivoque de la politique libérale mise en œuvre par la droite. L'absurdité d'une politique d'austérité en période de récession économique aura produit ses effets : plus d’injustices sociales, plus de souffrances, une masse grandissante de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et, dans le même temps, l'enrichissement sans frein d'une caste étroite de privilégiés. Ce rejet, c'est également le rejet de Nicolas Sarkozy, de son hyper-présidence, de son extrême personnalisation du pouvoir, de ses inclinations à servir des intérêts de classe, de son mépris pour les catégories modestes.  

 

Le peuple Français a tranché. Voilà désormais cassé cet axe du malheur pour tous les peuples européens formés par le couple Sarkozy-Merkel. En refusant de donner à Nicolas Sarkozy un second mandat, il a aussi clairement dit non au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qui imposent à tous les gouvernements européens d'appliquer les principes d'austérité, de dérégulation, et de démantèlement des services publics.

 

Le Parti de Gauche, les organisations composant le Front de Gauche, ainsi que toutes celles et tous ceux qui ont pris part à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont joué un rôle prépondérant dans le résultat du 6 mai. Ce déploiement de forces militantes a marqué la campagne du 1er tour. Ce rassemblement a sans conteste permis de conquérir des voix à gauche qui se sont ensuite massivement reportées sur François Hollande et empêché la réélection de Nicolas Sarkozy. Il a aussi permis de faire progresser dans des franges nouvelles de la population les idées que nous portons.

 

Dans le Val-de-Marne, François Hollande recueille 56,5 % des voix et Nicolas Sarkozy 43,5%. Le bon score du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 14% des voix au 1er tour explique pour une grande part ce résultat. Là où le Front de Gauche dépassait la moyenne départementale, le résultat du second tour s’en trouve amplifié dépassant ainsi les 60% dans 19 villes.

 

La droite, comme cela fut le cas aux cantonales et auparavant aux régionales continue de reculer dans notre département. Sa politique a été sanctionnée à chaque élection durant le quinquennat et les députés sortants UMP sont devancés dans leurs propres villes : ce sont les cas de Mr Gonzalès à Villeneuve-le-Roi, de Mr Benisti à Villiers-sur-Marne, de Mr Dell’Agnola à Thiais et Mr Herbillon à Maisons-Alfort. Preuve de ce rejet, le nombre de voix de François Hollande dépasse près de 35.000 voix le total de la gauche du 1er tour avec 3% d’électeurs supplémentaires qui en grande partie lui ont apporté leurs suffrages.

 

Cette sanction de la droite et de Nicolas Sarkozy n'est pas imputable, dans notre département, à une progression du Front national. Elle est d'abord et avant tout le fait d'une gauche qui progresse partout, et d'un Front de Gauche qui tout en s'imposant comme la troisième force politique du département, a fait reculé l'extrême droite.

 

Le Front de Gauche montre ainsi toute sa pertinence pour contrer la droite et l'extreme droite, pour conquérir un nouvel électorat qui va bien au-delà de celui des forces qui le composent,  parmi la jeunesse et dans les grands centres urbains, notamment. C'est ce rassemblement qui a permis cette progression continue depuis les élections régionales de 2010 et qui donne des couleurs à la gauche dans notre département. Pour beaucoup de Val-de-Marnais qui ont pris part à nos Assemblées Citoyennes, aux grands rassemblements comme celui de la Bastille, le Front de Gauche est apparu comme la construction d'une offre politique nouvelle et atypique porteuse d'avenir.

 

Il doit donc être poursuivi et amplifié à l'occasion des prochaines échéances législatives, et ainsi permettre de gagner de nouvelles circonscriptions dont la 3ème, celle où Joseph Rossignol, maire de Limeil-Brévannes est candidat. C'est ce second palier que nous voulons maintenant gravir en contribuant à la constitution d'un large groupe parlementaire de députés du Front de Gauche pour qu'une réelle alternative politique de gauche soit entendue à l'Assemblée Nationale. Nous y sommes prêts.

 

Fait le 8 mai 2012 

 

Delphine FENASSE & André DELUCHAT                             Philippe HABIB

Co-secrétaires du Parti de Gauche Val de Marne Secrétaire départemental aux élections

 

 

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 23:04

 

 

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Le 1er mai les travailleuses et les travailleurs ont donné la meilleure réponse au candidat-président sortant en étant des centaines de milliers dans les cortèges syndicaux.

 

La division que souhaitait enclencher Sarkozy a fait flop. La réponse de la rue a été cinglante envers Nicolas Sarkozy et l'UMP qui exaltaient le "vrai travail" courant ainsi derrière Madame Le Pen qui a célébré l’exclusion quelques heures auparavant. Les cortèges étaient riches de leur puissance collective. Les œillets et le muguet témoignaient des luttes passées et à venir. Le parfum de la révolution citoyenne qui a pris forme le 22 avril dans les urnes rejoignait le mouvement social.

 

Le candidat Sarkozy n’en a cure. Il annonçait le lendemain lors du débat télévisé vouloir poursuivre sa politique qui a fait faillite. Il veut casser, toujours casser, toutes les protections sociales et le droit du travail. Il n’a cessé d’affirmer que les responsables de la situation de notre pays ne sont pas la finance et le capitalisme mais les êtres humains triés selon leur couleur de peau, leur religion ou leur situation sociale.

 

Alors le 6 mai, il faut faire chuter Nicolas Sarkozy en utilisant le bulletin de vote François Hollande. Ce sera le premier coup d'arrêt donné à la finance et à ceux qui veulent nous voler notre souveraineté. Fin de l’acte I. 

 

Seul un projet exigeant permettra alors de répondre aux enjeux de la période. Celui-ci n'aura de sens qu'en plaçant partout et en toutes circonstances l'Humain d'abord. Ce sera le second acte où le Front de Gauche, fort de son autonomie conquérante, continuera à porter les aspirations à une transformation sociale, écologique, démocratique et républicaine qui ont rencontrées tant d’écho dans le pays ces dernières semaines.

 

Le message sera clair vendredi 4 mai, place de Stalingrad à Paris, pour dire « Sarko dehors » et pour affirmer : Avec le Front de Gauche, on continue et on lâche rien.

 

 COMMUNIQUE du Parti de Gauche 94

Fait le 3 mai 2012 à 18 heures.

 

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 22:53

 

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Dans le Val-de-Marne, le premier tour de l’élection présidentielle traduit l’enracinement en profondeur du Front de Gauche. Après les européennes, les régionales et les cantonales, le score du Front de Gauche nous installe lors de cette première grande élection nationale comme la troisième force du département.

 

Nous avions raison d’engager le fer avec le Front National et nous pouvons regretter d’avoir été trop seuls à le faire. C’est nous qui avons fait reculer le Front National en leur passant devant sur notre département ! Et c’est notre fierté d’aller le défier lors des législatives et notamment sur la 3ème circonscription où nous lui ferons mettre genoux à terre.

 

La formidable dynamique soulevée par le Front de Gauche et par Jean-Luc Mélenchon nous donnent une responsabilité nouvelle. La révolution citoyenne qui a été initiée doit abattre l’Europe austéritaire de Merkel et Sarkozy. Dans le Val-de-Marne comme ailleurs, nous donnerons le signal en infligeant une lourde et sévère défaite à Nicolas Sarkozy le 6 mai.

 

 COMMUNIQUE du Parti de Gauche 94

Fait le 22 avril 2012  23 heures.

Par Deluchat - Publié dans : Parti de Gauche
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 03:11

 

 

 

Mesdames, Messieurs, Cher-e-s collègues,

 

Lors du conseil municipal du 7 février dernier consacré aux orientations budgétaires, nous avons dressé un tableau sombre de la situation en ce début d’année 2012. 

 

Depuis cette date le contexte économique avec la crise financière essentiellement n’a pas varié, les indicateurs sont tous au rouge que ce soit l’emploi avec une augmentation de 62000 chômeurs en février, que ce soit la politique salariale avec le calme plat pour les salariés mais par contre avec des augmentations allant jusqu’à 34 % pour les patrons du CAC 40 et uniquement eux - une honte – une croissance qui est des plus faibles entre 0,5 et 1 %, des entreprises y compris bien portantes qui licencient, transfèrent une partie de leur production hors Europe (Exemple Renault)  ou se délocalisent et quelques-unes  qui reviennent – moins nombreuses certes mais tout de même – et pour couronner le tout, un gouvernement en fin de course qui prône la rigueur et qui enjoint les collectivités territoriales à réduire les emplois et à sacrifier le service public …. Comme si elles étaient responsables de la politique gouvernementale donnant aux plus aisés en enjoignant les faibles de se serrer la ceinture.   Les collectivités territoriales participent à hauteur de 75 % de l’investissement civil pour une dette de 7,7 % du PIB –  quand  le Président de la République en fin de mandat n’a fait qu’augmenter la dette de l’Etat de 600 millions d’euros en 5 ans quand on sait que l’Etat participe à hauteur de 20 % de l’investissement civil. De telles aberrations ne passent plus.  La rumeur gronde tant mieux. Des solutions nouvelles s’attaquant aux racines du mal viennent contrecarrer ces affirmations fallacieuses. Nous ne pouvons que les savourer.

 

C’est bien ainsi que le budget prévisionnel que vient de présenter André Deluchat est un budget combatif qui ne se résigne pas à un constat. L’Etat depuis plusieurs lois de finances rogne sur les collectivités locales et réduit sans cesse sa contribution aux charges régaliennes que nous assumons en son nom. Ce sont des villes comme la nôtre avec un fort potentiel économique qui perdons le plus. Cette action pour l’implantation d’entreprises, donc pour l’emploi ne saurait faire oublier que notre ville compte près de 40 % de logements sociaux. La politique budgétaire pratiquée depuis 2004 nous a permis de dégager des marges de manœuvre que d’autres villes moins précautionneuses n’ont pas pû ou pas voulu mettre en place, certaines ayant fait des choix unilatéraux en privilégiant l’habitat et l’impôt ménage. 

 

Nous sommes totalement partie prenante des choix de la majorité municipale pour allier mixité de l’habitat, activité économique et commerces .  D’autre part avec la mise en service du tramway T 7 fin 2013 et les deux stations de métro de la ligne 14, l’une à l’angle des 3 communes – rue de Lallier à l’Hay les Roses – et l’autre à hauteur de la caserne des pompiers à l’horizon 2018 peut-être, notre ville, comme l’ensemble du territoire, tournera la page d’une période de grand oubli en termes de moyens de transports.

 

Le budget prévisionnel 2012, avec les effets pervers de la suppression de la taxe professionnelle où 40 % des bases comptent un taux fixe et  échappent à la pression fiscale locale, se voit encore pénaliser par les systèmes de péréquation au nombre de trois. Loin de nous de crier au loup et de rejeter toute péréquation mais il est injuste que les communes qui font un effort pour développer l’activité économique, qui comptent une population très loin d’être « riche », qui participent beaucoup à l’action sociale et à la solidarité se retrouve au même niveau, toute proportion gardée, que celle de Neuilly sur Seine.

 

Les critères des villes contributives et des villes bénéficiaires devraient être identiques ce qui n’est pas le cas . Ce qui guide malheureusement la logique c’est celle du volume de moyens dégagés et non pas les critères objectifs.

 

En fonction de toutes ces éléments, nous considérons que le budget prévisionnel 2012 qui a fait l’objet d’un travail collectif au sein des services municipaux et des élus de la majorité municipale est un budget serré qui conforte le service public local et sa qualité.  

 

Nous formons le vœu que l’année prochaine des réformes de fond notamment la réforme fiscale voit enfin le jour et que soit réellement abandonné la réforme territoriale que voulait faire passer le gouvernement en place dont les jours sont comptés.

 

Notre groupe PG/RG approuve le budget prévisionnel 2012 qui vient de nous être présenté.


Groupe des élu-e-s Parti de Gauche / Radicaux de Gauche.

Par Deluchat - Publié dans : Groupe "Parti de Gauche / Radicaux de Gauche"
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 03:04

Mesdames, Messieurs, cher(e)s collègues,

 

 

Le 7 février dernier, le conseil municipal a largement débattu des orientations budgétaires pour 2012. Les questions pertinentes posées par les chevillais ont permis de préciser les objectifs d’action de l’équipe municipale, d’apporter des précisions ou d’indiquer les étapes et les intentions sur tel ou tel projet.

 

Ce Conseil municipal a rappelé les orientations de la majorité municipale  qui participent à la construction de notre budget prévisionnel 2012 et à la présentation d’aujourd’hui.

 

L’environnement politique, économique et social comprenant la loi de finances 2012 – avec les réductions des dotations et/ou les ponctions des collectivités territoriales – la situation de l’emploi avec un chômage qui  progresse de mois en mois – une croissance en berne – une situation sociale qui se détériore – les banques qui sont renflouées – sans omettre les hardeurs du CAC 40 qui se portent bien – et un pouvoir en fin de course prônant l’austérité… et disant tout et son contraire… tel est donc le paysage encore pour quelques semaines …qui nécessitera, bientôt, du courage et de l’audace pour renverser l’ordre des priorités et prendre des décisions radicales.

 

Les échanges qui ont eu lieu, au Conseil municipal du 7 février dernier, ont majoritairement confirmé les orientations budgétaires exprimées par monsieur le maire dépassant ainsi l’actuelle majorité municipale.

 

Ainsi, le budget prévisionnel 2012 que je vous présente, s’articule en fonction de sept principes qui permettent de préserver notre équilibre structurel, de répondre aux besoins de la population et de préserver, dans le même mouvement, tant faire se peut les marges de manœuvre que nous nous sommes données.

 

1-     les dépenses de fonctionnement seront contenues : l’augmentation sera limitée à + 0,46 %  . Les charges de gestion à caractère général baisseront de 1,23 % , les charges de personnel progresseront de 1,31 % et les autres dépenses de gestion baisseront de 0,5%.  Les efforts faits par chaque service avec une connaissance plus précise de l’exécution budgétaire, les tableaux de bord et l’évaluation des actions entreprises donnent leur plein effet et confortent dans le même temps le service public local. Cette approche porte aujourd’hui totalement ses fruits et nous sommes quasiment dans pas mal de services proches du point haut de ce qui est possible de faire.

2-     Des recettes nouvelles seront recherchées comme savent le faire nos services municipaux et il sera envisagé toutes possibilités permettant d’y contribuer localement.

3-     Les tarifs des services ou des activités municipales seront incitatifs pour toutes les catégories sociales. Ainsi, sans dégrader le taux de couverture, la tarification en pourcentage par exemple pour les jeunes et les enfants en mini-séjour n’éxédera pas 50% du tarif réel pour tout chevillais au quotient le plus élevé. C’est une délibération que nous avons prise en CM le 7 février dernier.

4-     Poursuivre l’investissement en 2012 au niveau de 6 millions d’euros dont le financement provient de l’autofinancement à hauteur de 58 % et d’emprunts à hauteur de 42 %.

5-     La gestion de notre dette sera prudente. Sans emprunts toxiques et en respectant la charte de bonne conduite, le recours à l’emprunt sera inférieur aux prévisions et se limitera à 2,6 millions d’euros. Je rappelle que le ratio de désendettement de la ville  est inférieur à une mandature.

6-     Le développement économique local sera poursuivi apportant avec la CET de nouvelles ressources financières – bien qu’inférieures à ce que la TP apporterait – du fait d’un taux fixe à 1,5 % pour la part CVAE représentant 40 % de cette CET.

7-     Le maintien d’une fiscalité raisonnable pour notre ville qui est toujours et pour longtemps je pense dans les villes les moins imposées du département.  Sachant que la déliaison n’existe plus, c’est donc une proposition d’augmentation de la pression fiscale de 2% qui vous sera proposée dans la délibération suivante.

 

Ces objectifs sont la colonne vertébrale du budget 2012 avec une projection pour les années futures visant à maintenir les services rendus à la population principalement les deux bouts de la chaîne, la petite enfance, l’enfance, la jeunesse et nos aînés. Ce budget porte la marque des valeurs qui nous guident : la solidarité, la fraternité, la justice sociale, les droits et les devoirs et le  respect pour vivre en bonne harmonie dans la cité. 

Je forme le vœu que les échéances électorales prochaines puissent nous apporter cette quiétude et enfin s’attaquer à mettre en place une vraie réforme fiscale.

 

Tels sont les principes qui portent ce budget prévisionnel 2012 qui se décline comme suit :

-         en dépenses de fonctionnement  :

·chapitre 011 (charges à caractère général)  = 8 765 385 €

·chapitre 012 (masse salariale)  = 20 820 000 €

·chapitre 014  (péréquation) = 1 789 497 €

·chapitre 65 (subventions assoc & autres frais gestion) = 3 212 292 €

·soit un total de dépenses de gestion courante de : 34 407 174 €

-         en recettes de fonctionnement :

·chapitre 70 (produits des services) = 2 237 900 €

·chapitre 73 (impôts et taxes) = 26 249 009 €  dont 44 % proviennent des impôts ménages et 43 % des entreprises.

·Chapitre 74 (dotations et participations) = 10 515 421 €

·Chapitre 75 (autres produits de gestion courante) = 309 100 €

·Chapitre 013 (atténuation de charges) = 110 000 €

· Soit un total de recettes de gestion courante de : 39 421 430 €

Dégageant ainsi un excédent brut de fonctionnement de : 5 014 256 €

 

Les dotations de fonctionnement de l’Etat sont en baisse de 1,79 % soit moins 188 646 €  dans lesquelles se trouve intégré l’effet baisse population suite aux recensements partiels opérés par l’INSEE.

 

Les dispositifs de péréquation s’élèvent à 1789 497 € en 2012 pour atteindre en 2015  la valeur des 4/5 du centre de loisirs qui démarrera cette année. Ce montant provient pour 460 031 € du FSRIF, 909 261 € du FNGIR et pour 420 205 € du FPIC.

 

En intégrant les charges financières (1 200 K€), les charges exceptionnelles (216 375 €), les dotations pour risques et charges (170 455 €), du côté dépenses et les reprises sur provisions (34 547 €) du côté recettes, l’autofinancement prévisionnel dégagé est de 3 461 973 € pour une dépense réelle de fonctionnement de 35 994 004 € et une recette réelle de fonctionnement de 39 455 977 €. 

 

Le déploiement du budget de fonctionnement  que vous avez service par service différencie les services opérationnels des services supports. Il se veut comme il est indiqué moins tributaire du découpage fonctionnel de l’instruction M14.

 

Pour certains des 14 services opérationnels, je vous apporte quelques explications :

-         l’action sociale, la baisse de 1,6 % est due à une meilleure maîtrise des dépenses du sami et une nouvelle répartition des charges entre les 4 villes,

-         le conservatoire, l’augmentation provient des initiatives du 50ème anniversaire du conservatoire.

-         L’enseignement la baisse de 2,7 % est due à un redéploiement vers la caisse des écoles.

-         La petite enfance, le budget en recul est consécutif à l’arrêt de notre participation pour 5 places en crèche aux Petits Chaperons rouges avec l’ouverture en septembre de 15 places supplémentaires à Gaston Variot,

-         La restauration, le budget en légère baisse provient d’un ajustement des postes de dépenses à la réalisation exacte.  10 % de la prévision budgétaire correspond à des achats fléchés agenda 21 : bio, commerce solidaire et produits …

-         Le SMJ intègre les nouveaux tarifs favorisant la mixité sociale et la participation plus importante aux séjours proposés.

 

Pour certains des 7 services supports, quelques précisions :

-         la communication, domaine récurrent s’il en est au sein de notre assemblée, le budget baisse de puis 2006 et il baisse encore de près de 3 % en 2012 par rapport à 2011.

-         La direction des services techniques, le budget est en recul de 1,3 % et cette diminution provient des économies réalisées pour la collecte des ordures ménagères en baisse d’un montant de 177 K€ / an soit moins 11 % ce qui permet d’absorber l’évolution soutenue des fluides.

-         Le service informatique. La progression du budget s’explique par le développement des logiciels métiers, les maintenances nécessaires liées aux évolutions technologiques.

 

L’investissement :

 

-         en dépenses d’investissement :

·chapitre 20 (études et logiciels) = 188 000 €

·chapitre 204 (subventions d’équipement) = 191 478 €

·chapitre 21 (acquisitions de mobiliers et matériels) = 379 207 €

·chapitre 23 (travaux) = 6 551 000 € dont opérations engagées 3 043 K€, 1 958 K€ sur opérations nouvelles, 850 K€  pour travaux d’entretien et maintenance du patrimoine bâti, 625 K€ pour travaux entretien et maintenance voirie et 75 K€ pour travaux définis par comités de quartiers.

·Soit un total de dépenses d’équipement de 7 309 685 € auquel il faut ajouter :

·Chapitre 16 (remboursement emprunts en capital) = 1 714 945 €

·Soit un total de dépenses réelles d’investissement de 9 024 630 €

-         en recettes d’investissement :

·L’autofinancement dégagé = 3 461 973 €

·Les ressources propres (dont FCTVA)  = 2 968 500 €

·L’emprunt pour le solde = 2 594 157 €

· Soit un total de recettes d’investissement de 9 024 630 €

 

Ainsi le budget prévisionnel que je viens de vous présenter s’élève à 48 480 607 € répartis comme suit :

· 39 455 977 € pour la section de fonctionnement

·9 024 630 € pour la section investissement.

L’équilibre de la section d’investissement étant réalisé par un virement de la section de fonctionnement à hauteur de 2 947 845 €.

 

En conclusion : Les contraintes et réductions de moyens que nous imposent le gouvernement et sa majorité mettant en cause la libre administration des collectivités territoriales pourtant inscrite dans la constitution, la situation financière, économique et sociale qui a des retombées fortes sur les collectivités, la multiplication des systèmes de péréquation qui multiplient la solidarité horizontale à partir de critères contestables qui ne différencient pas les villes respectueuses des lois notamment la loi SRU et celles qui préfèrent payer une légère amende … tout cela s’empile pour Chevilly-Larue.  Malgré tout, si nous avons encore la possibilité de respirer et d’agir, c’est grâce à l’anticipation que nous avons su mettre en place il y a près de 10 ans et notamment depuis 2008.


Pour terminer, je souhaite remercier l’ensemble des services municipaux et leurs chefs de service pour leur engagement total dans la construction budgétaire que je viens de vous présenter. J’associe l’ensemble des élu-e-s de la majorité qui ont participé activement au sein de leurs délégations à cette belle mécanique. Et enfin, Michel Gouriou, directeur général des services, Serge Théas, notre brillant directeur financier et son adjoint Geoffrey Evesque  ainsi que Jorge Véloso qui mettent tous leurs compétences au service de la chose publique et avec qui j’ai grand plaisir à travailler.

 

Le 27 mars 2012

André DELUCHAT

Adjoint au maire chargé des finances

Par Deluchat - Publié dans : Front de Gauche
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 02:54

arobase.jpg Internet est devenu un média à part entière. De plus en plus utilisé pour accéder à l’information rapide à toute heure du jour ou de la nuit, il fait partie des moyens de communication indispensables qu’il faut savoir domestiquer de nos jours.

Il y a un an, le site de la ville a changé de visage. Vous êtes nombreux à l’utiliser depuis puisque ce sont environ 10.000 connections  mensuelles dont la plupart émane d'internautes locaux recherchant de l'information immédiate. Dans le même mouvement, nous avons souhaité susciter l'avis des utilisateurs pour toujours être mieux à leurs attentes et à  leur écoute. En permanence, nous tenons compte des avis et des propositions qui nous sont apportés et les intégrons pour affiner la navigation.

D’une manière pratique, vous avez accès en deux clics à toute l’actualité, aux rendez-vous à ne pas manquer, aux publications papier de la ville, à des imprimés administratifs et à bien d’autres rubriques.

Au-delà de toutes ces informations pratiques, le site a été conçu avant tout pour être un lieu d’échanges et de partage entre le citoyen et la ville. Un espace est dédié à la gestion de la demande citoyenne. Il permet à tout un chacun, une fois le compte personnel créé, de pouvoir enregistrer la demande, la proposition ou la réflexion auprès du service ou des élus concernés et de connaître le traitement qui en est fait.

Le compte personnel vous permet également de vous inscrire pour recevoir des lettres d’informations générales ou sur des thèmes spécifiques et des alertes mails.

J’invite donc chaque chevillaise et chevillais à se rendre sur http://www.ville-chevilly-larue.fr/ afin de découvrir ou redécouvrir le site de la ville et d’y faire part de ses commentaires ou de ses suggestions.

 

 

Nathalie Sans-Sevaux, conseillère municipale déléguée, groupe des élu-e-s du Parti de Gauche et des Radicaux de Gauche.

(Tribune libre parue dans le journal de Chevilly-Larue d'avril 2012)

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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 02:32

  Dynamique-citoyenne-94.jpg

Des Chevillaises à la une de la médiathèque. Ce n’est que justice. Cela fera 102 ans qu’au congrès internationaliste de Copenhague, Klara Zetkin lança la journée des femmes. Cela fera 48 ans que les femmes ont obtenu le droit de vote en France. Cela fera 40 ans, sous la gauche, que ce 8 mars a pris un caractère officiel. Cela fait plus d’un siècle que les avancées se font au compte-gouttes, de bonnes intentions en actes avortés l’égalité homme-femme n’est toujours pas réalisée.  En un siècle, la société a beaucoup changé avec l’industrie et les technologies nouvelles, lesquelles font surgir d’autres pénibilités au travail. Des besoins nouveaux sont apparus. Les mentalités ont beaucoup évolué. Ce sont autant d’atouts pour réaliser l’égalité entre homme et femme. En terme d’emplois, les femmes représentent 82% des temps partiels et 22% des travailleurs pauvres, 1/3 accèdent à des responsabilités, l’écart de salaire pour un même emploi est de 13 à 19%, et elles représentent 48 % de la population active. Il faut ajouter à cela, une situation abjecte. Des employeurs hésitent à recruter une femme de crainte d’une maternité ou d’un congé parental ou des absences liées aux enfants. Ces quelques flashs et chiffres visent à prouver que l’inégalité  est d’abord celle qui brime la femme, parce qu’elle est considérée comme un « obstacle » à la performance de l’entreprise. Qui donnera le bon coup d’épaule au patronat pour lui faire admettre que la vie professionnelle doit se concilier avec la vie familiale privée ? Qui enfin fera appliquer avec fermeté les  deux lois votées, l’une en 1982 et l’autre en 2010 pour l’égalité  professionnelle ? Faisons tout pour que çà change vraiment, sans attendre.

 

Murielle Desmet, Nathalie Sans-Sevaux, Dominique Lo-Faro, André Deluchat, groupe des élu(e)s du Parti de Gauche & Radicaux de Gauche. 

(Tribune libre parue dans le  journal de Chevilly-Larue mars 2012)

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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 02:41

Mesdames, Messieurs, cher(e)s collègues,

 

Le débat d’orientations budgétaires 2012 est réalisé dans un contexte politique où toutes les décisions de la droite au pouvoir depuis 10 ans et notamment depuis 5 ans rendent la vie de nos concitoyens plus difficile et font des collectivités locales le lieu de secours de première urgence, d’une part et de variable d’ajustement des finances publiques d’autre part. Pour ce faire, la crise  financière serait responsable de tout et le pouvoir politique n’y pourrait rien, il aurait donc fait de son mieux. De la crise des subprimes à aujourd’hui qu’y a t il eu de concret pour mettre la spéculation financière hors de nuire, pour empêcher que le sort de millions de travailleurs se jouent au CAC 40, pour mettre un terme aux stock-options, aux paradis fiscaux, aux retraites chapô …. A part les intentions, rien qui ne change vraiment et c’est aux autres, aux plus nombreux, travailleurs, retraités, chômeurs que  la note est présentée.

 

Le Pdt de la République, le gouvernement, les parlementaires n’auraient aucune responsabilité, ils n’y peuvent rien ou plutôt si c’est la fuite en avant avec les plans d’austérité. Ce monde libéral aux mains de la finance – cette finance dont on connaît les responsables – au sein des banques et dont on sait identifier les spéculateurs, laisse faire vu qu’il a abandonné le pouvoir politique au marché et à la spéculation au détriment des 6 milliards d’êtres humains de cette planète.

 

Tel est le paysage peu glorieux que doit assumer le pouvoir.

 

L’on ne peut passer sous silence les incohérences entre les paroles et les actes d’un quinquennat puisque ce sera le dernier budget dont est issue la loi de finances 2012.

 

Entre l’affirmation d’être le président du pouvoir d’achat, celui qui ira chercher la croissance avec les dents et les résultats, c’est l’inverse qui s’est produit. Les promesses n’engagent, on le sait bien, que ceux qui les croient.

 

Entre l’engagement du plein-emploi et un emploi stable à temps complet c’est le chômage qui a atteint 10 % aujourd’hui avec 4,8  millions d’inscrits au pôle emploi.

 

Entre l’affirmation de maîtrise de la dette et des déficits publics c’est l’augmentation de 500 millions € (soit +  40% ) pour atteindre une dette de 1700 milliards actuellement (85 % du PIB) et un déficit public de près de 6%,

 

Entre l’affirmation de « préserver l’excellence de notre système de santé » c’est avec la loi HPST, les déremboursements ou forfaits et les dépassements d’honoraires des médecins libéraux. Le coût de la santé s’est renchéri et des renoncements de soins sont courants,

 

Entre la feuille de route qu’il disait ambitieuse pour l’école et ce qui a été fait avec 66.000 suppressions de postes, des enseignants malmenés, des élèves fragilisés par la ségrégation sociale entre collèges, la fin de l’entrée en maternelle dès l’âge de 2 ans, l’abandon du socle commun au profit des filières qui va à l’encontre des résultats de  l’enquête de l’OCDE, c’est un gâchis humain pour notre jeunesse.

 

Avec la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui a réduit de 7% les effectifs de la fonction publique et les manques criants d’enseignants, de policiers, de personnels de justice, de santé….

 

Avec les engagements pour maintenir les finances publiques non tenus et la situation actuelle tout cela provenant notamment du manque de recettes fiscales dues au bouclier fiscal, à la baisse d’impôts des plus aisés, aux exonérations d’impôts en matière de succession et de donation, de la réforme de l’ISF, de la suppression de la TP, de la baisse de la TVA sur la restauration –sans résultat probant  pour l’emploi et les salaires,

 

Entre la concertation et les décisions prises avec la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) qui a creusé les inégalités en remettant en cause le droit du travail, dont les conventions collectives, exonérant de charges les heures supplémentaires qui ont coûté 4 milliards d’€ et 400.000 emplois,

 

Entre les intentions notamment en matière d’environnement et du Grenelle I & II et les coups de freins et les abandons en chaîne qui ont suivi et principalement  pour l’aide aux particuliers.

 

Il y a un bilan qui conduit à ce que ces promesses non tenues, ces choix partisansqui s’accumulent et font qu’au bout de 5 ans les injustices se sont accrues, les inégalités se sont approfondies, les pauvres sont plus nombreux – 8 millions de gens – les droits à l’emploi, à la santé, au logement, à l’éducation …. ne sont ni respectés ni appliqués. 

 

Entre le discours de Toulon, en septembre 2008, dénonçant les excès de la libéralisation financière et la gestion de cette crise due à la finance et aux fonds spéculatifs, ce sont toutefois les Etats qui ont financé les banques….lesquelles se sont refait une santé et reproduisent le même phénomène.

 

Les agences de notation sans foi, ni loi se substituent aux peuples souverains et aux Etats et dictent leur loi aux gouvernements et aux institutions internationales. Partout des politiques d’austérité voient le jour et enfoncent encore plus les peuples dans le dénuement et la misère.

 

Et que dire de la dernière sortie du Président avec la TVA sociale qui viendra grever le pouvoir d’achat des ménages … et la taxe sur les transactions financières dite « taxe Tobin » qu’il a toujours refusé et qui viendrait s’appliquer unilatéralement…mais pourquoi faire cela maintenant quand on n’est pas sûr de pouvoir l’appliquer soi-même ?

 

C’est bien d’une refonte totale d’un projet politique dont notre pays a besoin.

 

C’est sur ce fond politique que la loi de finances 2012 est de la même veine que les précédentes et que les coupes sombres envers les collectivités locales sont d’autant plus accentuées que le pouvoir veut les mettre au régime sec.

 

Ce régime sec qu’il s’est bien interdit d’appliquer à lui-même quand il a fait les cadeaux à ses amis privilégiés en réduisant toutes les recettes qu’il pouvait prétendre  envers les plus aisés (tranches sur le revenu abaissé  ou mise en place du bouclier fiscal…), les exonérations fiscales et sociales, la suppression de la taxe professionnelle qui a coûté 12 milliards €

 

Le Medef, le 13 décembre dernier, devant une mission d’information au Sénat s’est félicité du bienfait de la réforme de la TP en indiquant que 30% des entreprises ont bénéficié d’une baisse de 10%, 15% d’une réduction entre 10 & 20% et 25% d’une réduction entre 30 & 50% … ce gain de 5 à 6 milliards d’euros…aurait permis des gains de productivité mais exit les emplois et les salaires….  Toutefois, les artisans, commerçants, professions libérales… ont elles eu une augmentation.

 

L’Etat réduit d’année en année ses dotations et ses compensations de  fonctionnement  et cette année 2012 cela représentera près de 180 K€ soit 1 point d’impôt.

 

 En cette année 2012, la loi de finances vient actionner trois mécanismes de péréquation écrétant la fiscalité locale en ponctionnant les finances locales des villes qui seront contributives pour les répartir à des villes bénéficiaires. Cette péréquation horizontale est injuste d’autant qu’elle ne prend pas en compte les mêmes critères tant pour les contributeurs que pour les bénéficiaires.

 

Le fonds de solidarité  régional d’Ile de France (FSRIF), le fonds national de garantie individuel de ressources (FNGIR) et  le dernier, le Fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC)…. A ces trois péréquations la ville est contributive sans que l’on prenne en compte les logements sociaux et les coûts de l’action sociale … elle est traitée comme Neuilly sur Seine. C’est cette injustice que nous demandons à corriger.  En 2012, ce sera 1,7 million € à reverser sur nos recettes et en 2015, en l’état actuel des choses, si rien ne change, 4 millions € soit l’équivalent d’un centre de loisirs annuellement….

 

Avec la baisse de la contribution de l’Etat, les réformes qui ont réduit notre potentiel financier, les dotations remises en cause, les ponctions en matière d’écrémage des recettes, certains d’entre vous pensent que nous avons plus d’atouts pour affronter la situation nouvelle, contrairement à d’autres communes.

 

Pour parvenir à cette situation, deux décisions politiques ont été essentielles et que nous devons aux différentes équipes municipales qui se sont succédées depuis 6 mandatures :

 

1-     cette situation financière n’est pas due au hasard. En effet, à part le MIN, le choix de la ville a été de développer des zones d’activité et d’emploi. La démarche avec l’extension de zones d’activités nouvelles, l’arrivée du tramway est assurée, celle du métro en bonne voie, des projets de dimension nationale sont dans les tuyaux… Dans le même temps, d’autres villes voisines ont fait d’autres choix en privilégiant le résidentiel.  Ce n’est donc pas pour rien que les Chevillais peuvent bénéficier des impôts locaux les plus faibles du Val de Marne (à part Rungis).

2-     Les différentes réformes sur la TP, notamment celle de 1990, qui a supprimé la part salaires des bases d’imposition a fortement pénalisé notre ville au fil des années. Or, en profitant de la déliaison des taxes ménages et entreprises, à partir de 2003, nous avons pû faire progresser plus rapidement la part TP sans augmentation déraisonnable de la pression fiscale sur les ménages.

 

Ce sont donc des choix politiques  qui ont bénéficié  aux ménages chevillais et que l’équipe actuelle propose de perpétuer. Si nous avions entendu certains collègues qui refusaient chaque année une pression fiscale raisonnée telle que nous la proposions, nous serions dans une situation très compliquée.

 

Si la situation financière de notre ville en 2011 est saine nous le devons à la rigueur de gestion nécessaire et qui est bien comprise par tous.

 

Nous ne possédons pas d’emprunts toxiques et le ration de notre dette (excédent brut de fonctionnement/endettement) sera inférieur à 5 années… moins d’un mandat municipal…. Avec des taux bas (3,42%) et une annuité d’intérêts qui baisse chaque année.

 

En 2011, nous avons développé le service public local et les investissements se sont poursuivis sans avoir eu recours à l’emprunt envisagé dans le budget prévisionnel. Ce résultat a été obtenu grâce à l’apport de tous et je tiens à remercier les élus, les responsables de l’administration communale.

 

Les orientations 2012 visent donc à maintenir ou à améliorer le service public solidaire souhaité par la population.

 

 Pour tenter d’atteindre cet objectif, les élus de la majorité, les services ont été mis à contribution afin de construire un budget prévisionnel 2012 qui progresse de moins de 1 % en matière de dépenses de fonctionnement.

 

Pour y parvenir le travail réalisé soit en réunions de travail et en conférences budgétaires a été précieux et tous les échanges constructifs tant pour évaluer des actions que pour en proposer d’autres et sans cesse avec le souci de l’intérêt général.

 

A ce travail, je  dois associer toutes les associations et principalement les 10 associations les plus importantes en terme de budget pour leur coopération et la confiance réciproque qui les guident pour conduire les missions qu’elles accomplissent avec dévouement.

 

Chacune ou chacun a fait preuve de responsabilité et a travaillé en confiance et dans la transparence. 

 

C’est avec cet état d’esprit qu’un budget prévisionnel serré pour 2012 sera proposé en mars  prochain et notre groupe « Parti de Gauche/Radicaux de Gauche » le soutiendra.

 

Je vous remercie.

 

André DELUCHAT

Maire-adjoint chargé des finances

Président du groupe des élu(e)s Parti de Gauche/Radicaux de Gauche

Par Deluchat - Publié dans : Groupe "Parti de Gauche / Radicaux de Gauche"
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